Hypervigilance : le faux sentiment de sécurité qui épuise ton corps

25 novembre 2025

L’hypervigilance n’a rien d’un simple “stress du quotidien”. C’est un état physique, émotionnel et mental qui te maintient en alerte constante, même dans des moments où rien ne justifie réellement une menace. On croit souvent qu’on est “trop sensible”, “trop anxieux”, voire “parano”, alors qu’en réalité… ton corps essaie juste de te protéger. Si tu analyses tout, si tu repères le moindre bruit, si tu sursautes facilement, si tu ne te sens jamais complètement détendu·e — tu n’es pas « compliqué·e ». Tu es probablement en hypervigilance. Et le problème n’est pas toi : c’est ton système nerveux qui ne sait plus relâcher la garde. Dans cet article, je vais t’aider à comprendre pourquoi ce mécanisme existe, comment il s’installe et comment tu peux reconnaître ses signes. Parce qu’on ne peut pas apaiser un système nerveux épuisé… si on ne comprend pas ce qu’il essaie de faire.

Qu’est-ce que l’hypervigilance ?

L’hypervigilance, c’est un état d’attention exagérée où ton cerveau surveille en permanence ton environnement pour détecter la moindre menace. Ce n’est pas un choix conscient — c’est un état automatique. Tu peux être en hypervigilance même si :

C’est un état qui peut prendre racine dans :

L’hypervigilance n’est donc pas un défaut : c’est un mécanisme d’adaptation qui s’est prolongé trop longtemps.

Une réaction normale… devenue chronique

Une explication neuroscientifique simple

Quand ton cerveau perçoit une menace, réelle ou imaginaire, c’est l’amygdale, le centre d’alarme, qui se déclenche. Elle envoie un message instantané à ton corps : “Prépare-toi.” Résultat : tension musculaire, respiration courte, hyper-attention, vigilance accrue.

hypervigilance - amygdale

© Alice Dubourg

L’hypervigilance, un mécanisme de survie détourné

À l’origine, ce système est utile. Il nous protège. Mais lorsque :

… Ton cerveau a appris qu’il devait rester attentif tout le temps. Ce n’est plus un réflexe. C’est devenu une habitude corporelle.

Pourquoi certaines personnes vivent en “alerte rouge” permanente

Parce qu’à un moment, leur corps a décidé : “Si je baisse ma vigilance, il peut se passer quelque chose.”
Et depuis, même si l’environnement a changé, le corps, lui, continue de scanner tout ce qui pourrait être une menace. Ton système nerveux n’a pas compris que la guerre était finie.

Les symptômes typiques de l’hypervigilance

Voici les symptômes les plus fréquents :

Tu observes les réactions des gens, anticipes leurs réactions, tu décryptes leurs expressions, tu “sens” les ambiances avant les autres.

Un bruit soudain te fait sursauter. Une porte qui claque te met en tension. Ton corps réagit plus vite que ton esprit.

Parce que ton système nerveux ne se repose jamais. Même la nuit, ton sommeil reste léger, fractionné, ou non réparateur.

Difficile de relâcher les épaules, impossible d’être vraiment “posé·e”.

Tu anticipes tout, tu prévois tout, tu veux éviter toutes les surprises. Ce n’est pas du perfectionnisme : c’est une façon d’éviter le danger.

Quand ton système nerveux est saturé, la moindre stimulation devient une agression.

Tu n’es pas obligé·e de vivre en mode alerte toute ta vie

L’hypervigilance n’est pas une fatalité, ni un trait de personnalité. C’est un état du système nerveux. Et comme tous les états du système nerveux : il peut être apaisé, régulé, rééquilibré.

Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire et que tu veux comprendre comment sortir durablement de ce mode d’alerte permanente, je peux t’accompagner.

Je propose des séances (adultes, adolescents, enfants) pour comprendre tes mécanismes internes, apaiser ton système nerveux et retrouver un vrai sentiment de sécurité intérieure.

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Tu n’as pas à continuer seul·e. Ton corps mérite enfin d’apprendre à se reposer.

Mais qui suis-je ?

Je suis Ema Bertin, praticienne en Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), ainsi qu’en Psychogénéalogie et Analyse Transgénérationnelle, j’accompagne les adultes, les adolescents et les parents qui souhaitent comprendre leurs mécanismes internes, apaiser leur anxiété et reprendre le contrôle sur leur bien-être. Je ne suis ni psychologue, ni psychothérapeute, ni psychiatre.

Je ne réalise donc aucun acte médical ou paramédical, et je ne pose pas de diagnostic.

Mon rôle : vous offrir un accompagnement concret, bienveillant et profondément humain, basé sur des outils pratiques, des stratégies comportementales efficaces et un espace d’exploration

Bloom | Ema Bertin

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